Si les mots sont des miettes

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Paroles

Si les mots sont des miettes

Si les mots sont des miettes, que l’on a envie de rassembler,
Qui sont sèches mais précieuses,
Parfois traînant longtemps sur la table,
En s’accoutumant de cette substance,
Verte et velue, ah !

C’est dégueulasse, mais à un moment il faudra bien nettoyer,
Les jeter, mais pas dans la poubelle, ça porte malheur,
L’évier c’est plus sûr, ça ne laisse pas de traces,
Enfin, sauf si,

L’évier est déjà bien encombré, comme ça arrive souvent,
La vaisselle étant une corvée qui prend tellement peu d’importance,
Par rapport à tous les mots,
Qu’il me reste encore, à trier.

Et si les mots sont des miettes

Et si les mots sont des miettes, alors pourquoi ne pas les manger ?
En les faisant adhérer sur ma langue humectée,
Tapotant la table à plusieurs endroits,
Reproduisant presque le mouvement des poules qui picorent,
Sauf que, si c’est du pain dur alors,

C’est moins agréable,
Donc prenons des miches bien tendres,
Comme celles issues d’un bon pain de campagne croustillant,
Que l’on vient juste d’acheter à la boulangerie du coin,
On le coupe,

Sur une planche en bois déjà toute rayée,
Un peu de farine s’y dépose et c’est alors que la langue,
Peut raconter à son insu,
Des histoires farfelues,
Qui ne font rire que moi.

Et si les mots sont des miettes

Et si les mots sont des miettes, qui se révèlent être,
Beaucoup trop nombreuses,
Aux chiffres si pesants qu’ils pourraient refléter des kilos,
En trop, sur la balance,
Une protubérance,

Que l’on voudrait supprimer,
Par une ablation nette et réelle, ou bien compresser,
Histoire de la ramener à la normale, à l’écrasante majorité,
De la faire rentrer, dans le cercle, dans la moyenne,
Du nombre de miettes supportable,

Et c’est alors que pour les à quoi bon, les temps π,
On mange du pain, on mange des pains,
Et de l’apanage on laisse des miettes,
On laisse des mots,
À l’infini.